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Parce que la méthode Assimil n’existe pas encore, voici un lexique non exhaustif pour t’aider à te fondre dans la population autochtone.

Chouille : rendez-vous convivial, qui précède généralement des matinées fort brumeuses.
Cheûler : faire la fête, picoler
Cheûlard : ou chouilleur : fêtard
Faire un chalet : faire la fête entre amis dans un refuge en pleine forêt vosgienne
Schlass : couteau. Désigne également l’état second consécutif à une nuit de chouille. « Ch’uis complètement schlass ! »
Beûgner : abîmer. « Samedi soir, il était schlass en sortant de la chouille. Il a beûgné sa bagnole. »
Frâler : voir beûgner.
Raoûer : zoner, draguer.
Troc : bistrot
Lard : premier pilier de la culture lorraine. Posez donc la question à un jeune lorrain : « T’aimes mieux  ton père ou ta mère ? » Il vous répondra à coup sûr : « J’aime mieux le lââârd ! » (la prononciation du [a] se situe entre [a] et [o]) A continuer en demandant toujours à ce même jeune : « T’aimes mieux le gras ou le maigre ? » il répondra « La couenne ! »
Schlâp : les claquettes, tongs de Lorraine du Nord.
Gris de Toul : vin aussi raide que les côtes de ladite ville de
Toul, témoignant de la rudesse du terroir lorrain.
Vin de la Craffe : vin aussi pointu que les tours de la porte du même nom. Il affiche fièrement ses cinq étoiles et recèle une bille dans sa capsule.
Quiche : tarte aux œufs et au lard, typiquement lorraine.
Se prendre une quiche : selon les cas, se prendre une veste, une claque, ou tomber.
Maurice Barrès : écrivain lorrain dont aucun Lorrain n’a jamais lu la moindre ligne et c’est tant mieux.
Ligne bleue des Vosges : vision extatique dudit Maurice Barrès, lorsqu’il cheûlait un peu trop au Gris de Toul. Il fut également très inspiré par la colline de Sion.
Métrolor : train de banlieue reliant Nancy à ses lointains faubourgs (Pont-à-Mousson, Longwy, Metz etc.) – Ne pas confondre avec le Mirabellor, apéritif lorrain à base de mirabelles.
Saint-Nicolas : l’équivalent du père Noël lorrain.
Tramway : longtemps nommé désir… Vieille plaisanterie nancéienne. Un jour viendra où il fonctionnera parfaitement en attendant il fait encore parler de lui de temps à autre en montant sur les trottoirs ou en perdant son moteur…
Vosges, Meuse : vastes espaces boisés, parfois montagneux, peuplés de rudes indigènes au parler massif (… vosgien) et aux coutumes résolument terriennes.
Scorpions : ils ne sont pas lorrains, mais, aujourd’hui encore, ils font toujours salle comble à Hagondange. Still lovin’ them…
Schpatz : en français oiseau, peut aussi désigner l’organe génital masculin.
Cornet : sac en plastique. Pour le Lorrain, un cornet n’est pas forcément pointu. D’ailleurs pour un cornet de glace, il précise…
Schneck : escargot ou pain au raisin.
Clanche : poignée de porte, il existe aussi le verbe clancher (ouvrir la porte).
Cagneux : en lorrain, ne désigne pas forcément les genoux ; signifie en général bancal ou de travers.
Stroësel : ou polonais, délicieuse pâtisserie lorraine, commune avec l’Alsace.
Entre midi : entre midi et deux pour les Meusiens et Mosellans.
Schpountz : allemand.
Alsace : région voisine amie à laquelle on rattache trop souvent et à tort, la Lorraine.
Wurst (pron. vourcht) : vient de l’allemand, en général saucisse, plus particulièrement saucisse rouge (cervelas).
Platt : langue germanophone parlée au nord de la Lorraine , à ne pas confondre avec l’allemand.
Metz, pour les Lorrains prononcez [mess] pour les autres [mets] : très jolie ville à seulement 320 kms de Paris (et non 800 !!!). Sachez que ça énerve prodigieusement les Lorrains d’entendre quelqu’un prononcer [mets]
Gérardmer : (très jolie) ville de 9600 habitants connue pour son lac, ses pistes de skis et son festival du film fantastique Fantastic’Arts. Même combat que pour Metz : à prononcer [Gérarmé] et non pas [Gérarmère] car la ville ne tient non pas de son lac (mer) mais des jardins (« meix » en langue d’oïl, « moué » en patois vosgien comme on a le ‘mas’ provençal).
Knatch : caoutchouteux.
Ca gets ? (pron. guetsss ) : ça va ?
Wie gets ? : voir ça gets ?
Ca tire ! : il y a un courant d’air.
56 : numéro manquant dans la liste des départements lorrains : 54, 55, 57…
Melfor : sorte de délicieux vinaigre lorrain.
Grosbliederstroff : ville française en Lorraine (si ! si !).
Luxembourg : le pays où l’essence est moins chère (et les clopes, et l’alcool). Tout petit pays très riche où plus de 70 000 lorrains vont travailler tous les jours pour un salaire confortable. Une sorte de Groland aux portes de la Lorraine. Dire qu’il y a un siècle, les Luxos crevant de faim venaient faire les champs en Lorraine.
Vosges : montagnes lorraines très jolies. Oh que oui ! Viendez voir par vous-même !
Vert : contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le gris qui prime en Lorraine mais le vert…
Brimbelles : myrtilles. Rien ne vaut une tarte aux brimbelles mangée dans une ferme auberge sur les Chaumes car au moins là-bas tout le monde se retrouve avec le même sourire bleu !
Boideler : patois vosgien, signifie discuter, parler.
Petquncul : patois vosgien, à prononcer [petekinku], signifie moche. Vient de l’expression « être aussi pet qu’un cul ». « pe » tout seul peut aussi se dire : « Rah l’autre comme elle est pe !!! »

S’il manque des mots, n’hésite pas à les suggérer en commentaire !

 

 

 

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